Impasse Lamartine
Un lecteur du blog nous envoie, non un commentaire auquel nous pourrions répondre « en direct », mais un simple message. Ce message fait référence à un article publié dans notre Petit Journal de juillet 2009 sous le titre « Entre mensonge et secret ». Voici notre point 5 :
Impasse Lamartine : on prépare une expropriation en mettant en avant « l’utilité publique » : Mensonge : cette action de favoritisme, financée par nos impôts, ne profite qu’à une seule personne !
Le message de notre correspondant est le suivant :
Le point 5 de cette gazette fait état d'une expropriation en cours Impasse Lamartine. Riverain de cette impasse, nous n'avons pas connaissance de cette action.
Ou le menteur n'est pas celui qu'on croit, ou vous disposez d'informations qui nous échappent!
J'espère que les autres affirmations ne sont pas du même tonneau.
Cordialement
Cher correspondant, par les temps qui courent, cette histoire est d’une triste banalité !
Lors de la réunion du Conseil municipal du 21 novembre 2008, le maire a décidé de « lancer une procédure d’expropriation » pour élargir l’impasse Lamartine.
Cet élargissement ne profite qu’à une seule maison, propriété d’une famille Coulon.
Pour défendre leur bon droit, les riverains ont été amenés à constituer en urgence une association, « Les Amis de Trère ». En effet, au-delà de son caractère totalement injustifié, l’expropriation envisagée avait pour effet immédiat de détruire partiellement le talus de clôture – « trère » - de ce petit lotissement, dispositif d’intérêt patrimonial à protéger et justement grevé d’une servitude non-aedificandi.
La note d’information diffusée par l’Association résume bien le problème.
Pour justifier de la nécessité d’élargir cette voie, de nombreux arguments successifs ont été mis en avant par les demandeurs : passage d’un bateau, assainissement, enclavement, puis enfin sécurité. Ces arguments ont été rappelés par l’un des riverains dans une lettre au maire, lettre dans laquelle est fustigé « l’acharnement de certains conseillers qui veulent à tout prix à élargir cette impasse ».
L’objet de cette réponse en forme de mise au point n’est pas d’exposer le fond de cette affaire. Nous nous bornons à constater qu’il n’y a ni intérêt général, ni utilité publique lorsqu’une expropriation ne profite qu’à un seul, que cette absence flagrante d’utilité publique n’empêche pourtant pas le maire de décider de lancer une procédure d’expropriation, et enfin que prétendre qu’il y a « utilité publique » dans l’élargissement de l’impasse Lamartine est un mensonge.
Nous avons résumé le tout en employant le mot « favoritisme » que le Petit Larousse définit ainsi : « Tendance à accorder des faveurs injustes ou illégales ». C’est exactement ce qui se serait produit au « Clos du Trère » si les riverains n’avaient pas réagi vite.
o - o
Cher correspondant, nous ne diffusons, dans notre Petit Journal ou dans notre blog, que des informations que nous pouvons prouver, dossier en mains ! Notre objectif n’est pas de polémiquer, mais d’informer les Epinerins et les visiteurs du blog des actions réelles de la mairie qui ne correspondent pas à l’idée que nous nous faisons du devoir d’une municipalité : s’attacher au seul bien commun et à l’intérêt de tous les habitants de notre commune. Soyez donc rassuré : l’information concernant l’impasse Lamartine est vraie, et, pour reprendre vos termes, les autres informations sont du même tonneau.