Véxée ?
Allons, Madame, détendez-vous !
« La rancœur vous fait dire n’importe quoi ! » écrivez-vous en commentant notre article « Tango épinerin ».
Quelle rancœur ?
Où voyez-vous de la rancœur dans le fait d’écrire que deux élus ont démissionné et ont repris leurs démissions ? En quoi est-ce « n’importe quoi » ?
Avons-nous travesti la vérité ? Avons-nous dit des choses fausses ? Avez-vous démissionné en juillet pour reprendre votre démission en septembre, ou avons-nous rêvé ? La même chose est-elle arrivée à un adjoint en décembre, ou avons-nous encore rêvé ?
Ces vrais-faux départs, la main sur le cœur, conviennent à la Comédie, pas à la vie publique. Nous l’avons dit à notre manière : ça ne vous a pas plu !
Il nous semble qu’un minimum de constance dans les décisions personnelles s’impose lorsque l’on s’occupe des affaires publiques.
Maintenant, puisque vous nous y invitez, rembobinons le film.
Souvenez-vous ! Nous sommes en septembre 2009.
Lorsqu’une élue explique les raisons de sa démission et juge la municipalité de l’Épine, ça donne ceci :
- « Ambiance délétère »
- « Impression d’être inutile »
- « Je n’avais pas l’impression que [la fusion des deux listes opposées à JM Palvadeau] était une bonne chose »
- Mésentente
- « Trop de conflits ancestraux »
- « Sur les dossiers, on ne sait rien : on n’est pas informé »
- Le débat dégénère en « attaques de personnes »
Malgré ce feu d’artifice de critiques virulentes, après avoir annoncé qu’elle partait, l’élue décide finalement de rester ! Comprenne qui pourra !
Dans cet élan, nous n’avons pas été épargnés : l’élue évoque la « pression » que nous mettons sur la municipalité : « Ils sont toujours dans l’attaque, je ne suis pas sûre que ce soit une bonne solution ».
En septembre, nous nous sommes abstenus de réagir publiquement à ces propos, mais nous lui avons écrit. A l’époque, nous n’avons pas voulu publier cette lettre. Nous décidons de le faire aujourd’hui, car il nous semble important que notre association s’exprime, qu’elle ne soit pas muselée par des phrases à l’emporte-pièce et que les Épinerins sachent pourquoi nous nous battons. Cette lettre, qui reprend les conclusions de notre Editorial, résume notre action et nous sert de « feuille de route » pour l’année qui commence, comme pour les suivantes.
Extraits
« …nous sommes, dites-vous, « toujours dans l’attaque ».
Vous avez raison !
Dire la vérité, c’est s’attaquer à ceux qui cultivent le secret, même à l’égard de leurs propres troupes, bien dociles sauf exception. Dire la vérité, c’est s’attaquer au mensonge comme moyen de gouverner la commune. Dire la vérité, c’est s’attaquer à ceux qui veulent faire passer les intérêts individuels avant l’intérêt général.
La « pression » que, selon vous, nous exerçons n’a qu’un seul objet : éviter qu’une poignée d’élus, utilisant des moyens douteux, servent leurs intérêts, ou leur rancœur, en oubliant leurs devoirs vis-à-vis de la collectivité. »
En 2010, nous maintiendrons le cap et, bien sûr, nous reparlerons de tout cela lorsque l’élue « un coup je pars – un coup je reste », actuellement « en observation » ou « en sursis », présentera une nouvelle fois sa démission.